A chaque fois qu'une arête entre en coupe, elle subit un choc mécanique. Pour réussir le fraisage, il faut tenir compte du type de contact entre les arêtes et la matière, en entrée comme en sortie.
Dans le fraisage en avalant, l'outil avance dans le sens de sa rotation.
- Le fraisage en avalant doit toujours être préféré si la machine-outil, le bridage et la pièce le permettent.
- Dans le contournage en avalant, les copeaux sont plus épais en entrée qu'en sortie. Ceci permet d'empêcher l'arête de frotter contre la surface et de brunir avant de s'engager en coupe.
- Les copeaux épais sont préférables et les forces de coupe ont tendance à tirer la pièce et à faire avancer la fraise en maintenant l'arête engagée.
Il existe des exceptions où le fraisage en opposition est préférable :
- Mais comme la fraise a tendance à être tirée vers l'intérieur de la pièce, la machine doit contrôler l'avance de la table au moyen du dispositif de rattrappage de jeu.
- Si l'outil est attiré vers l'intérieur de la pièce, l'avance a tendance à augmenter, ce qui peut entraîner une épaisseur de copeaux excessive pouvant mener à la rupture de l'arête.
- Le fraisage en opposition peut être avantageux s'il existe de grandes variations dans la surépaisseur d'usinage.
Nota : Avec des plaquettes céramique dans des superalliages réfractaires, le fraisage en opposition est recommandé car la céramique est sensible à l'impact en entrée dans la matière.
La direction de l'avance de l'outil impose différentes contraintes sur le bridage de la pièce. Dans le fraisage en opposition, il doit pouvoir résister à la traction. Dans le fraisage en avalant, il doit pouvoir résister à la pression.